Natacha Gachnang - Pilote Formule 2

Revue de Presse Saisons 2006 - 1999

Formule BMW

NATACHA GACHNANG A 16 ans, la Vaudoise a de multiples dons: elle fait tourner la tête à despersonnages influents de la formule 1 et elle irrite par son talent ses mâles adversaires de la formule BMW junior ADAC

2003: 8e du classement intermédiaire du championnat de formule BMW ADAC junior (meilleur résultat: une 4e place au Norisring, après avoir signé le 3e temps des qualifications).

De plus en plus, les deux pilotes vaudois Natacha Gachnang et Sébastien Buemi font parler d'eux. Âgés respectivement de 16 et 15 ans, ils ramènent un espoir pour la Suisse de voir dans les prochaines années une présence helvétique au plus haut niveau. En effet, Natacha est actuellement en Formule BMW ADAC 2003. La seule féminine du plateau. Une percée que les plus grands dirigeants de la F1 ont déjà remarqué...

Ainsi, Mario Theissen, directeur de BMW Motorsport et concepteur du moteur BMW de Formule 1, a déclaré : "C'est l'un des plus grands talents que j'ai jamais vu. Natacha pourrait aller très loin." La Suissesse a d'ailleurs vu un ancien pilote de F1 prendre sa carrière en main. Ce pilote n'est autre que le triple champion du monde Niki Lauda : "Natacha est la meilleure fille que j'ai jamais vue en sport automobile, j'ai décidé de m'occuper de sa carrière personnellement, dès maintenant. Je veux hisser Natacha en F1 !" Même le grand patron de la F1, en la personne de Bernie Ecclestone, ne manque pas de compliments face à Gachnang : "J'ai toujours voulu voir une femme en F1, et cette fille m'a l'air assez douée pour battre les garçons."

Le site de F1-Live.com consacre un article sur cet "évènement", en étant très dur avec Natacha Gachnang. En effet, même si elle ne figure pas en haut du classement, elle a dû faire face à beaucoup de malchance, qui l'empêchait de briller lorsque des espoirs de bons résultats se montraient, notamment au Nurburgring où elle s'est retrouvée impliquée dans un accrochage, devant le plateau de la Formule 1.

Quant à son cousin Sébastien Buemi, son talent s'exporte lui aussi en dehors de nos frontières. Engagé dans le championnat Open Masters d'Italie - réputé pour être un championnat particulièrement relevé - il a été sacré Champion 2003 avec 21 points d'avance sur le deuxième. En attendant une même place dans une course au Japon ou en France ?
Des Suisses à surveiller de très près
Natacha Gachnang

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Devant ses trophées glanés en une dizaine d'années, Natacha Gachnang fait le geste qu'elle préfère: mettre son casque pour reprendre le volant.

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Formule BMW : Prêt pour le départ

Formule BMW Inteview de Natacha Gachnang

«La F1, c'est plus qu'un rêve!»
Pour ceux qui connaissent bien le sport automobile suisse, Gachnang est un nom qui fait rugir les moteurs depuis pas mal de temps...

Autrefois décliné au masculin avec Georges et Claude, il a cette fois son charme féminin: Natacha.

A 15 ans, la jeune Aiglonne suit les traces de son grand-père Georges, mais avec des trajectoires bien à elle. Après le titre de championne suisse de karting junior en 2001, elle est engagée cette année au championnat d'Allemagne de formule BMW junior ADAC. Nous voilà en pole position pour la découvrir.

RA:Courir une première saison en monoplace,de surcroit en Allemagne,ca change une vie ?


Natacha Gachnang: Disons que ça n'a pas toujours été facile. Surtout à l'école, car je devais souvent étudier pendant mes déplacements pour rattraper mes absences. J'étais dans une école semi-privée car avec tous les cours que j'ai dû rater, l'école publique n'était pas envisageable...

L'essentiel c'est que j'aie réussi mon année et donc fini l'école! Cet automne je commence un apprentissage de commerce au garage de mon papa.


Et par rapport à ton entourage, à tes copains?...

NG: Le sport automobile, c'est mon jardin secret, c'est mon truc à moi donc je n'en parle pas trop dans la vie de tous les jours. Si on me pose des questions, je réponds volontiers mais sinon, j'essaie de bien faire la coupure. Je ne crois pas avoir changé vis-à-vis des autres. Mes copines me soutiennent et m'encouragent.


En dehors de l'école, as-tu reçu une formation par BMW?...

NG: Oui, BMW nous organise parfois des petits séminaires pour, par exemple, apprendre à bien se nourrir. On a aussi eu des cours pour apprendre à s'exprimer, à savoir parler à la presse. Ce sont des choses qui nous servent dans notre sport mais également dans la vie de tous les jours. A côté, je fais encore des cours d'anglais à Montreux, car dans ce sport, tout le monde parle cette langue.


Dernièrement, on t'a vue dans les paddocks de la F1. Comment c'était?...

NG: Woaw... c'est superimpressionnant. C'était ma première apparition dans les paddocks, car on avait un meeting en même temps que le GP F1 au Nürburgring. J'ai donc eu la possibilité d'aller visiter le motorhome Willams-BMW et d'aller voir la voiture de près. Les structures sont énormes, c'est quelque chose d'inimaginable.

En plus, j'ai croisé plein de gens: Ralf, Montoya, Heidfeld, Frentzen, j'ai même vu Niki Lauda!
Mais ça devient chaque fois plus dur: plus on monte, plus nombreux sont les bons pilotes et plus la sélection devient rude.

Alors comment vois-tu ton évolution ces prochaines années?...

NG: Il y a plein de possibilités. Pour l'instant, je vais faire une seconde saison en formule BMW junior ADAC. Après, mon objectif c'est la formule 3. Ensuite mon rêve le plus grand c'est évidemment la F1... et je suis vraiment prête à tout pour réussir quelque chose. Je dis un rêve, mais la F1, c'est encore plus qu'un rêve.


Si je te dis CEGGA, qu'est-ce que ça évoque pour toi?...

NG: Ouh là... ça fait longtemps ça! En fait ça signifie Claude et Georges Gachnang Aigle. Georges, c'est mon grand-papa, Claude c'était son frère et ils ont monté un team, Claude était plutôt là pour fabriquer la voiture et mon grand-papa pilotait.


En baignant dans un bidon d'huile dès la naissance, n'as-tu jamais été dégoûtée du sport automobile?...

NG: C'est vrai que mon papa m'a lancée là-dedans depuis toute petite. Peu à peu j'y ai pris goût mais il y a eu des passages difficiles. En particulier au début où je faisais du karting à haut niveau, j'avais parfois l'impression de rater des choses importantes avec mes copains. Mais finalement j'ai su pourquoi ça valait la peine de louper tout ça.


Etre dans une famille de passionnés comme la tienne, n'est-ce pas une pression supplémentaire pour toi?...

NG: Oui, je ressens un peu cette pression. Mais dès le moment où je suis sur la piste, elle disparaît. C'est certainement avant la course que je la ressens le plus, sachant que ma famille verra mes éventuelles erreurs! (...)

On t'a spécialement vue en compagnie de Ralf Schumacher...

NG: Oui, Ralf est venu nous trouver dans l'hospitality BMW junior. Il est venu faire une photo avec tous les pilotes de la formule BMW junior ADAC. On n'a pas vraiment eu l'occasion de s'entretenir avec lui, mais c'était un moment sympa... il a signé mon casque! Bon, il était un peu pressé.


Ralf a également fait du karting puis de la formule BMW. Ça ne te fait pas rêver?...

NG: C'est clair! Ça prouve qu'il y a quand même des possibilités dans cette catégorie d'évoluer et d'aller au sommet. Mais c'est aussi une question de chance: il faut être au bon endroit au bon moment. En tout cas, je dois continuer dans cette voie-là, c'est-à-dire évoluer par catégorie.